QU'EST-CE QU'UN PLANEUR?

Les planeurs modernes sont généralement constitués de la manière indiquée dans le schéma ci-dessous.

 

 

Les ailes assurent la sustentation de la machines par un phénomène aérodynamique appelé la portance. Cette force élévatrice, qui s’applique aux ailes lorsque l’écoulement d’air est assez rapide, résulte de la différence de vitesses de l’écoulement entre l’extrados et l’intrados, ce qui induit une différence de pression.

 

 

  

Sur ces ailes, on trouve généralement des dispositifs appelés « aérofreins », qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne freinent pas le planeur. Ils « cassent » la portance, donnant au planeur un taux de chute plus fort pour une vitesse donnée. Ils sont généralement constitués de plaques verticales sortant de l’extrados de l’aile, et sont utilisés principalement à l’atterrissage.

Les ailerons sont des parties mobiles situées au bord de fuite des ailes. Commandés par une action latérale sur le manche, ils permettent de tourner autour de l’axe longitudinal du planeur (axe de roulis).

La gouverne de direction, commandée par le palonnier, permet au pilote de faire tourner le planeur autour d’un axe perpendiculaire au plan des ailes.

Enfin, la gouverne de profondeur, située sur un plan perpendiculaire à la direction, agit sur l’axe de tangage grâce à une action du pilote sur le manche en avant ou en arrière. Il s’ensuit une variation d’assiette qui permet au planeur d’aller plus ou moins vite.

 

 

LE COCKPIT :

 

        

 

L’instrumentation de base d’un planeur se compose de manière suivante :

  • un anémomètre, ou « badin », qui indique la vitesse du planeur par rapport à la masse d’air
  • un variomètre, qui indique en mètres par seconde la vitesse ascensionnelle du planeur
  • un altimètre, qui donne l’altitude du planeur, soit par rapport au niveau de la mer, soit par rapport à l’aérodrome d’origine, selon le réglage prédéfini
  • une radio
  • une bille, qui indique le dérapage du planeur